Interview d’un expert pour Le diagnostic amiante.

Notre assemblée nationale va-telle durcir les textes concernant le diagnostic amiante ?
Notre assemblée nationale va-telle durcir les textes concernant le diagnostic amiante ?

Voici la suite de l‘interview d’un expert, Vincent Levallois de la société Anota, qui maintenant nous parle du diagnostic amiante

Didier Lemariey

On en arrive au diagnostic. En quoi consiste ce diagnostic déjà ?

Vincent Levallois

Aujourd’hui la dangerosité étant clairement définie, les pouvoirs publics ont estimé que ce soit un acquéreur ou un locataire ou encore tout intervenant extérieur sur un bâtiment. Ils ont la nécessité d’être informé de la présence ou non d’amiante justement pour préserver à la fois la santé la sécurité mais encore l’environnement.

Il existe différents types de repérages. Un diagnostic spécifique pour la location qui s’appelle le D.A.P.P. C’est un diagnostic amiante pour les parties privatives des locaux d’habitation collective. Ensuite il y a deuxième diagnostic qui s’appelle le diagnostic avant-vente. Il est obligatoire pour prévenir l’acquéreur de la présence ou non de l’amiante. Il existe un troisième repérage le D.T.A. dossier technique amiante qui concerne deux types de biens. Le premier, les immeubles collectifs avec des parties communes ce D.T.A. concerne également tout ce qu’on appelle le hors habitation notamment tout ce qui est tertiaire magasin bureau et autres.

Les deux derniers diagnostics concernent plus le monde du bâtiment par lui-même. Ce sont des diagnostics avant travaux et avant démolition. Ils sont beaucoup plus poussés car contrairement aux précédents où là nous faisons des repérages visuels sans destruction, là, nous détruisons et nous allons chercher ces matériaux au plus profond du béton, dans les plâtres. Nous découpons les fenêtres parce que l’amiante peut se trouver dans les joints ou dans le mastic. Lorsque l’opérateur a un doute sur la présence ou non d’amiante dans un matériau, parce que nous avons une connaissance des différents matériaux dans lesquels nous sommes certains d’avoir de l’amiante. Mais il y en a d’autres où il peut y avoir de l’amiante ou non. Nous faisons ce que l’on appelle des prélèvements. Ces échantillons sont analysés par un laboratoire spécialisé et accrédité. Un organisme qui s’appelle le COFRAC (COmité FRançais d’ACcréditation) qui confirmera ou infirmera la présence d’amiante. Ce diagnostic fait l’objet d’un rapport

Didier Lemariey

Très bien je vois que c’est très sérieux et je pense que ce sujet mérite un tel sérieux. Donc j’aurai une dernière question. À votre avis, par rapport à la règlementation de l’amiante, va-t-on vers un assouplissement ou peut-être un durcissement.

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Vincent Levallois

L’amiante aujourd’hui reste aujourd’hui un vaste sujet où il y a beaucoup de méconnaissances notamment au niveau du grand public. On parle beaucoup des accidents de la sur la route. On parle beaucoup des dangers du tabac et il y a des campagnes de prévention nationale. L’amiante pour le moment il n’y en a pas. On va bientôt y arriver c’est certain.

Aujourd’hui la réglementation est déjà relativement sévère mais malheureusement, par manque d’informations, certaines personnes, comme au code de la route, ne la respectent pas forcément. Un rapport du Sénat qui date de 2005 a établi qu’entre 1965 et 1995 plus de 35 000 personnes sont mortes en France d’une maladie liée à l’amiante. Ce qui peut paraître beaucoup mais là on parle d’une période de plus de 30 ans. La projection actuelle, de la mortalité des personnes qui ont été exposées, à l’amiante démontre que le pic de l’épidémie sera aux environs de 2020. On attendra 10 000 morts non pas sur 30 ans, mais par an sur 2020.

Didier Lemariey

C’est considérable effectivement, c’est plus que le nombre de morts sur la route.

Vincent Levallois

Exactement, largement plus puisqu’on arrive quasiment à 10 fois plus que de mort sur la route. Le diagnostic amiante a pour objectif de protéger les occupants de bâtiments, les travailleurs du bâtiment et l’ensemble de l’environnement. Même si la réglementation est relativement stricte, elle n’est pas encore sévère. Comme aujourd’hui avec le code de la route il y a des sanctions. Actuellement les sanctions pour le non-respect de l’amiante ne sont pas toujours mise en place. Elles le seront de plus en plus et cette réglementation va se durcir de fait que ce pic va arriver et qu’il va faire certainement prendre conscience de la dangerosité réelle de ce matériau. De plus en plus elle va se durcir de plus en plus à terme avec pour un objectif clair c’est espérer faire totalement disparaître la présence de ce matériau de la totalité de notre environnement.

Didier Lemariey

Je vous remercie vraiment de nous avoir informés sur ce sujet qui est très important

Le sujet n’est toujours pas épuisé, vous aurez la chance de découvrir la fin de cette interview de Vincent Levallois. Vous pouvez poster un commentaire, dès maintenant et partager cet article.

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